The Cliffs of Moher and sports in Galway

vendredi 15 avril 2016
par  Ingrid Gaudin

L’Étretat irlandais : les célèbres falaises de Moher, 5km de côtes découpées, le vent de l’océan qui vous frappe le visage, les oiseaux marins berçant la promenade… majestueux. Inoubliable.

Dans la région aride du BURREN, recouverte de dolmens. « Burren » : rocailleux en irlandais. Cet impressionnant plateau karstique du comté de Clare au nord de Limerick est traversé de crevasses où pousse une flore alpestre. Le paysage est si aride que le terrible Oliver CROMWELL a pu dire qu’il n’y avait là pas assez d’eau pour noyer un homme, pas assez d’arbres pour les pendre, et pas assez de terre pour les ensevelir !


Puis Galway / GOLWEI/, la grande ville colorée qui a l’âme d’un village, où Mme Gaudin passa une année de Master Erasmus à l’université. Université bilingue où elle dut apprendre le gaélique irlandais, cousin du breton. Le pays étant bilingue, ce n’est pas inutile. On l’a vu au lycée : les toilettes en gaélique, c’est MNA /meuneu/ pour les « ladies » et « FIR » /feur/ pour les garçons. La salle des profs, ce n’est pas STAFF ROOM, mais SEOMRA FOIRLE.

C’est là que Christophe Colomb fit escale en 1477 et vint prier dans l’église St Nicholas. Galway, ville vivante, vibrante, colorée, musicale. Dans SHOP STREET, des drapeaux partout, des musiciens s’essayant à divers rythmes irlandais connus ou pas. Dans le musée de la ville, on peut sentir le feu de tourbe, très particulier. Les embruns de l’océan puissant ici, et la rivière Corrib toute noire donnent une autre connotation à cette ville maritime dont le commerce donna une grande expansion économique à la région.

À Galway toujours : PURE SKILLS : une centre multi-sports où l’on tape des balles ou ballons dans des cages en filets, en compétition. Scores sur 100. On essaye le hurling, le football gaélique, le rugby, le football, le tennis… entre élèves français et irlandais, très sympa ! même si très difficile de viser ! et de tenir le HURL, batte de hurling qui doit être aussi haute que la hanche. Nous apprîmes que le HURLING fut inventé dans les années 1880 pour combattre l’envahisseur britannique, dans un contexte de nationalisme renouvelé : c’était la grande époque de la RENAISSANCE IRLANDAISE, dans les arts, le théâtre plus particulièrement.

D’ailleurs, cette année est le centenaire du soulèvement de Pâques 1916, année qui vit naître la triste Guerre d’indépendance (1916-1921), suivie de la Guerre Civile (1921-22).
Dublin : un milier d’insurgés prennent d’assaut les principaux bâtiments de la capitale. Il faudra 16 000 hommes aux Britanniques pour déloger les nationalistes qui avaient fait leur QG à la célèbre GPO (General Post Office) - ils avaient déclaré l’Irlande libre. Pendant une longue semaine, les troupes britanniques vont charger sans succès jusqu’au moment où ils vont se rendre. Les chefs du soulèvement seront sauvagement fusillés, sauf Eamond de Valera (parce qu’américain, il sera la tout 1° président irlandais en 1922), et Michael Collins, qui deviendra général en chef de l’armée irlandaise et inventa une nouveau style de guerre : la guerilla urbaine… dans cette forme extrémiste, le terrorisme de l’IRA qui fit bien des victimes – comme vengeance et en riposte à la brutalité et à la barbarie britannique : en 1920, des chars d’assauts venant de Londres entrent dans un stade de rugby à Dublin et tirent sur la foule et les joueurs… contrepartie ou ricochet des Pâques sanglantes de 1916 ? La population irlandaise fut vite bouleversée, la nationalisme s’exacerbe et le Sinn Fein gagne haut la main les élection de 1918.

Evénements marquants pour le moins. Tabous dans les familles divisées. L’Irlande a toujours été divisée dans son histoire – d’où la Guerre civile entre les pro-traité de Partition (dont De Valera) et les opposants (Michael Collins)…