Conférence des Terminales L

vendredi 3 juin 2016
par  I. Imbert

Au début de l’année, nous avons eu l’idée d’un projet soutenu par notre professeur de Philosophie, Mme Imbert. Le projet était de faire une conférence devant des élèves du Lycée. A l’origine de ce projet, se trouve l’essai de Pierre Rabhi La Part du colibri qui nous a fait ouvrir les yeux sur le rapport que l’homme entretient avec son environnement. Rapport qui s’inscrit dans une relation de domination et d’asservissement. Nous étions déterminés à partager la vision utopique du monde de Pierre Rabhi que nous avons découvert dans ses pages, et c’est à ce moment là que l’idée d’une conférence auprès des élèves de Seconde a pris forme.
Nous avons donc séparé notre travail en quatre parties inspirées du livre de Pierre Rabhi :
- L’Education
-La Consommation
-Les Relations homme-femme
-L’Economie
Ces quatre parties ont été appuyées par des notions philosophiques nous avons choisies personnellement, à savoir : La Vérité, La Justice, L’Existence et le Bonheur.
Après quatre mois de travail, le 17 mars 2016 nous avons tenu notre conférence devant les élèves du Lycée. A notre plus grande joie, les élèves de Seconde ont été très réceptifs à notre démarche et se sont sentis très impliqués comme nous, lors de la découverte du livre en Octobre. Aujourd’hui, nous, élèves de Terminales L, sommes très contents de l’aboutissement du projet malgré le fait que nous n’ayons pu envoyer la vidéo de notre conférence à Pierre Rabhi comme nous le souhaitions (Problème technique indépendant de notre volonté).
Bien que nous n’ayons pas changé le monde, notre rapport personnel au monde a changé. Nous avons fait notre, l’histoire du colibri dont parle Pierre Rabhi dans son œuvre.
« L’histoire du colibri se passe dans une forêt qui a soudainement pris feu, les animaux ont réussi à sortir de la forêt mais assistent impuissants à la destruction de leur forêt. Seul un petit colibri, faisait des aller et retour entre la rivière et la forêt pour tenter d’éteindre le feu. Un tatou s’approche alors du colibri pour lui dire que son acte est inutile car un si petit oiseau ne pourra jamais éteindre le feu seul. Le colibri lui répondit alors « Je sais. Mais moi au moins je fais ma part ». »
Nous savons que notre conférence n’a pas et ne changera pas le monde mais elle a permis de faire naître des dizaines de colibri, et même si un colibri ne peut pas éteindre un feu, un million de colibris lui, peut y arriver.

 Lilian CORBI TL 2015-2016


Extrait de La conférence : Introduction
"C’est bien connu, tout le monde le sait, la philosophie ça ne sert à rien. Passer un bac L c’est perdre son temps et avoir un diplôme facilement sans travailler. D’ailleurs les L, on le sait, sont fainéants et, fumeurs, et sans avenir, perchés et bizarres, pas très intelligents puisqu’ils n’ont pas choisi les maths, la physique ou l’SVT ni-même l’éco. Alors pourquoi encore philosopher ? Le sujet semble clos.
Etudier la littérature et la philosophie, c’est étudier du langage, des mots, des idées. Bref des réalités que l’on ne rencontre que dans les livres, à l’école et pas dans la vie. C’est ringard, dépassé. La vie ce n’est pas ça me direz-vous. Mais à quoi cela sert-il donc de vivre, si ce n’est pas cela qu’est-ce que c’est ?
Beh, vivre c’est bouger, rire, voir des potes, sortir,…..ok, très bien, et après….et pourquoi…..
Parce que si l’on fait de la philo on ne bouge plus, ne rit plus, n’avons plus de potes, ne sortons plus ???.....Inconséquent, absurde, stupide !!!!!!
Nous avons choisi de faire L et nous n’avons pas renoncé à vivre ni à envisager un avenir professionnel, au contraire, on voulait des réponses. D’autres réponses que celles que l’on entend partout. Autre chose, autrement. Mais quoi ? Ca on ne savait pas.
Nous étions curieux mais sans oser le dire, décidés à découvrir le monde mais sans savoir par où commencer. Prêts à partir mais pour quelle destination ? Nous ne nous attendions pas à être autant bousculés dans nos habitudes, dans notre train-train, nous avons été surpris par tout le travail à fournir, les études à mener, les lectures diverses et variées…et cela ne nous a pas découragé ni dégoûté même si parfois on a chuté.
Il y avait un challenge, un défi, un projet, quelque chose de plus grand que le bac. Le bac, une étape, juste une étape, la première. Au bout du projet, il y a moi, nous, le monde et les idées qui le changent. Alors on s’est dit : et si nous, nous changions le monde ?
Pour moi le monde ce n’est pas qu’ici, ce n’est pas que nous et le changer c’est déjà se demander comment on en est arrivé là ?
Pour moi, changer le monde c’est vouloir être plus juste, c’est militer pour vivre autrement.
Pour moi, changer le monde c’est donner les moyens d’exister et pas seulement de survivre, sans égalité peut-on le réaliser ?
Moi je veux changer le monde parce que je pense que le bonheur est possible mais qu’il ne s’achète pas.
Aussi tous les 4 nous avons voulu vous montrer que l’on peut commencer à changer le monde quand on entreprend de philosopher. Nous vous proposons de faire un bout de chemin avec nous et quelques penseurs que nous avons côtoyés…."

 

UN PETIT COMMENTAIRE
Durant le projet, j’ai appris beaucoup sur le monde qui nous entoure,la vérité et l’éducation qui sont parfois aberrantes. La consommation qui parfois rime avec injustice. La parité homme-femme qui est depuis toujours inégale et le reste encore de nos jours. Et l’économie qui n’est pas toujours source de bonheur, et parfois même origine de malheurs. Je dirais pour finir, que ce projet m’a réellement ouvert les yeux sur ce monde qui n’est pas du tout rose, mais qu’ensemble on peut participer à l’améliorer. 
Anthony Caparros TL 2015-2016

 


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