Notre arrivée au Guatemala

mercredi 14 février 2018
par  Chantal de Cazanove

Nous avons atterri à Ciudad Guatemala, jeudi dernier 8 février après une longue journée de vol. Deux soeurs étaient venues nous chercher à l’aéroport, Sor Catalina et Sor Isabel, et nous ont accueillis chaleureusement.

D’ailleurs, la chaleur était aussi à l’extérieur, puisque, étant partis sous la neige le matin, nous sommes arrivés en fin d’après-midi en ayant gagné une vingtaine de degrés : adieu pulls et manteaux !

Nous avons plongé directement dans le trafic de l’heure de pointe dans cette ville de 2 800 000 habitants : véhicules en tous genres, grosses voitures, bus colorés et bondés, futures épaves sur roues, "tuk-tuk", gaz d’échappements, klaxons et sirènes, embouteillages... Nous avons mis plus de 2 heures à rallier la casa provincial où nous sommes hébergés, dans la Zona 18. Je teste mon espagnol hésitant, je me débrouille et la gentillesse de nos hôtesses fait le reste... Une tasse de thé et au lit ! Nous sommes épuisés, nous sommes partis de chez nous il y a plus de 20 heures.

Dès le lendemain, vendredi, nous partons avec les soeurs à la découverte du quartier : le matin, Sor Lucky (prononcer Louquie) nous emmène visiter leur "escuelita" toute proche qui accueille 25 enfants de 3 à 5 ans dont les mamans, pauvres et souvent seules, peuvent ainsi aller travailler. C’est Sor Ruvy qui nous accueille à l’escuelita. En fin de matinée, Sor Genoveva nous emmène en voiture jusqu’au collège paroissial, dirigé par Sor Veronica, où Violette commencera ses classes lundi.

Samedi après-midi, Sor Lucky nous accompagne pour nous faire découvrir le centre ville, la Zona 1 : cathédrale, rues entières bordées de magasins de piñatas, marché typique... Elle se montre d’une grande disponibilité et a à coeur de nous expliquer la réalité sociale, économique et historique de son pays.

Réalité contrastée entre sourires chaleureux et barbelés au dessus de nombreuses maisons ou même de l’église, entre baraques en tôle et quelques maisons plus résidentielles, entre supermarchés et étals de rue, boutiques barricadées derrière leurs grilles où on achète à travers les barreaux. Grands écarts entre quelques uns qui accaparent les richesses et pauvreté du plus grand nombre, qui peine à gagner sa subsistance.

Les soeurs ont toujours un mot de soutien, d’encouragement pour ceux que nous croisons, dans le quartier et au-delà. C’est une grande chance pour nous d’être avec elles dans la ville et de pouvoir approcher ce beau pays et ses habitants, non pas seulement en touristes mais de l’intérieur.