L’accueil de l’établissement sera fermé du samedi 14/07/2018 au mercredi 22/08/2018.

En Grèce, rencontre avec les soeurs d’Athènes

lundi 4 juin 2018
par  Chantal de Cazanove

Nous voilà en Grèce depuis un peu plus d’une semaine, nous avons débarqué à Patras et visité les sites d’Olympie, Mycènes, Epidaure. Nous arrivons à Athènes où nous montons sur l’Acropole pour admirer le Parthénon et où nous déambulons dans les différents quartiers, avant de nous rendre au très riche musée archéologique. Il est temps maintenant de rendre visite aux sœurs de Saint Joseph de l’Apparition présentes en Grèce.

 

En 1846, Sainte Emilie de Vialar débarque sur l’île de Malte, puis sur l’île de Syros. Là, les soeurs ouvrent le premier « jardin d’enfants » de Grèce : elles gardent et instruisent les enfants, pendant que les parents travaillent aux champs.

Les sœurs sont déjà présentes sur l’île de Chypre, à Larnaca, et vont ensuite fonder une communauté en Crête.

Sainte Emilie envoie enfin en 1856, quelques mois avant sa mort, quatre sœurs à Athènes, dans une petite maison au pied de l’Acropole. Les sœurs achèteront également des terrains alentour, pour fonder une école et agrandir en fonction des besoins.

En 1859, les sœurs ouvrent aussi une maison pour recueillir les orphelins, au Pirée, le quartier du port d’Athènes.

En 1904, les sœurs s’installent à Volos.

A la fin des années 1960, la maison du centre d’Athènes est devenue définitivement trop petite et les sœurs font construire une grande maison sur un terrain à Héraclée, où elles s’installent en 1972. Puis, c’est l’école du centre d’Athènes qu’elles déménagent à Pefki, ville voisine, dans les années 1975, pour fuir la pollution et gagner de l’espace.

 

Nous sommes accueillis par la communauté d’Héraclée (Iraklio). Là vivent huit sœurs qui, à notre grande surprise, parlent toutes très bien le Français. Cela s’explique par le fait qu’autrefois, le noviciat (les premières années de vie religieuse, consacrées à l’étude, à la formation religieuse et à l’approfondissement de la vocation) se faisait à Marseille et donc toutes les sœurs de Grèce apprenaient le Français. De plus il y a, parmi elles, Sœur Blandine, une bretonne arrivée en Grèce alors qu’elle avait 18 ans, juste après son noviciat, et qui y est restée depuis maintenant 70 ans.

C’est Sœur Agnès qui nous accueille tout d’abord, avec une grande gentillesse, et nous raconte l’histoire de l’implantation de la Congrégation en Méditerranée et les missions actuelles des différentes communautés : l’éducation en Grèce, les œuvres sociales et l’accueil des migrants et des sans-papiers à Chypre avec pour thème « Saint Joseph le Migrant ».

Plus tard, nous faisons la connaissance des 6 autres sœurs de la communauté : Sœur Hilarion qui dirige l’école primaire de Pefki, Sœur Elpida, qui a succédé à Sœur Espérance à la tête du secondaire de Pefki, Sœur Lucie, Sœur Serge et Sœur Hélène.

Le lendemain, nous programmons la visite de l’ensemble scolaire Saint Joseph de Pefki, qui va du jardin d’enfants jusqu’au lycée.

 

Malheureusement, c’est le week-end de la Pentecôte ici, puisque la Grèce suit le calendrier liturgique orthodoxe qui, cette année, est décalé d’une semaine par rapport au calendrier liturgique romain que nous suivons en France. Nous ne verrons donc pas d’élèves…

Nous sommes éblouis par les bâtiments et les équipements de l’établissement ! Tout est à la pointe, fonctionnel, beau et bien conçu. L’espace et la lumière sont de grands atouts et les infrastructures et équipements sportifs nous font bien envie ! Déménagement, agrandissement, travaux, adaptation au monde moderne et aux besoins des élèves, communication permanente en direction des parents… les sœurs ont relevé de nombreux défis. Mais tout cela a un coût et comme, en plus, les professeurs sont payés par la communauté et non par le ministère de l’éducation, les frais de scolarité sont très élevés pour les familles (8 à 10 fois plus qu’à Saint Jo !!).

Le primaire « Dimotiko » accueille 425 élèves encadrés par 32 professeurs. En Grèce, il y a 6 années de scolarité primaire, de 6 à 12 ans. A l’école Saint Joseph de Pefki, les élèves ont quatre heures de cours de français par semaine, ils étudient aussi l’anglais bien sûr. Les cours débutent à 8h et durent jusqu’à 12h45 pour les plus jeunes. L’après-midi, les élèves peuvent suivre des activités en plus : karaté, musique, etc…

Le secondaire est divisé en « Gymnasio », l’équivalent de notre collège, qui dure 3 ans et en « Lykeio », notre lycée, qui dure 3 ans également. Il y a 500 élèves dans le secondaire de Pefki. Pour eux, les cours terminent à 15h.

Le Lundi, nous allons à la rencontre des soeurs du Pirée, le quartier du Port d’Athènes. Il y a là cinq soeurs : Soeur Catherine, Soeur Louisa, une autre Soeur Agnès, Soeur Anne-Marie et Soeur Jovite qui, encore une fois, nous accueillent très gentiment et nous font visiter leur école.

Au Pirée, il y a 800 élèves, du jardin d’enfants au lycée, et une soixantaine de professeurs. Les bâtiments ont subi des transformations suite aux bombardements durant la seconde guerre mondiale, au cours desquels deux soeurs ont perdu la vie. Ces bâtiments ne cessent d’être agrandis et améliorés pour répondre aux besoins. C’est le lundi de la Pentecôte et, même s’il y a une semaine de décalage avec la France, c’est aussi un jour ferié. Il faudra donc attendre notre visite à l’école de Volos pour voir des élèves et des profs hyper motivés !