Visite de Mme Khadige - Journaliste AFP

lundi 26 novembre 2018
par  Webmaster

La classe d’anglais de 5ème Beethoven a la chance d’être jumelée avec une classe d’anglais de 5ème au Liban.

Une des quatre écoles que Sainte Émilie de Vialar a créée dans le pays. Celle-ci est à Beyrouth même et porte bien sûr le nom d’École Saint Joseph de l’Apparition.

Dans ce cadre, Béatrice KHADIGE a été invitée ce mardi pour présenter le pays où elle a vécu pendant 12 ans et partager quelques unes de ses expériences de journaliste internationale.

Voici ce que les élèves ont retenu de cette rencontre inédite, inhabituelle et fascinante.

Son enfance et adolescence au Liban ont été marquées par la guerre, omniprésente parmi les 17 communautés religieuses du pays. Dans sa famille, il y a beaucoup de religions représentées : au moins 4 religions chrétiennes, la religion juive, la religion musulmane...

Le Liban, pays limitrophe de la Syrie et de l’Israël, pays constitué de montagnes et d’un large littoral méditerranéen.

Les trois livres qu’elle nous a apportés montrent Beyrouth AVANT et APRÈS la guerre - 17 ans de guerre. Une génération qui a touché chaque famille pour des décennies à venir.

Pays grand comme la Gironde, qui compte entre 5 et 6 millions d’habitants seulement. C’est un pays francophile et largement francophone.

Mme KHADIGE est polyglotte. Elle parle le français, l’arabe (son père est libano-palestinien), l’anglais, l’allemand (sa mère est allemando-polonaise), l’espagnol, elle a des notions de japonais, de chinois et même d’afrikaans.

D’ailleurs, elle nous a appris à dire le mot MERCI en arabe, japonais, afrikaans, allemand ; on nous a fait réviser notre anglais et espagnol aussi. Ci-joint le fichier que nous avons ensemble enregistré !

De son métier de journaliste sur le terrain des guerres par exemple, elle dit avoir été marquée par l’Afrique du Sud - quand Mandela est sorti après ses 27 années de prison - et l’Afghanistan.

Elle a vécu 4 ans dans chacun de ces pays.

Puis 6 ans aux États-Unis, 4 ans en Algérie, 12 ans au Liban. Et de longs mois ailleurs sur notre globe, là où la vérité avait besoin d’être vue, cherchée et présentée.

L’objectivité est impossible dès lors que l’on écrit. C’est alors la neutralité qui est un devoir, une nécessité pour rendre cette vérité et la communiquer au monde entier. Il en va de l’immense et lourde responsabilité du métier.

Pour être journaliste, il faut aimer écrire, mais pas avec les sentiments, sinon on déforme la vérité. Il faut être curieux et avoir une culture générale solide. Parler plusieurs langues est nécessaire pour intégrer la population locale et enquêter sur les événements.

Une expérience difficile... compter les corps d’enfants morts. S’assurer du nombre par respect, vérité, exactitude. Puis le moment de l’inhumation arrive. 27 cercueils défilent. Autant que de corps d’enfants comptés. Elle était la première à les découvrir...

Elle a vécu la peur, bien sûr, mais c’est un mode de fonctionnement habituel des pays en guerre qui aide à survivre. Et elle est toujours revenue de ses missions hautement, nettement périlleuses.

La peur, mais jamais la résignation ni le fatalisme. Son courage a fasciné nos élèves de 12-13 ans...

Nous la remercions de tout coeur d’être venue partager ainsi des bribes de sa vie - riche, intrigante, courageuse.


Portfolio

JPEG - 2.8 Mo JPEG - 415.4 ko

Brèves

15 février - A la découverte de nouvelles planètes !

Les élèves de 5e Verdi ont écrit des articles pour décrire de nouvelles planètes.Cliquez sur (...)